Le rôle clé de la tige dans la chaussure orthopédique
- 16 févr.
- 3 min de lecture

Dans l’univers de la chaussure thérapeutique, on parle souvent de la semelle, du soutien plantaire ou encore de l’amorti. Pourtant, un élément structurel joue un rôle tout aussi déterminant : la tige.
Dans une chaussure orthopédique, la tige ne se contente pas d’envelopper le pied — elle participe activement au maintien, à la stabilité et à la correction posturale.
Dans cet article, découvrez pourquoi la tige est un composant essentiel de la chaussure orthopédique, comment elle influence le confort et la santé du pied, et quels critères privilégier lors de votre choix.
Qu’est-ce que la tige d’une chaussure ?
La tige correspond à toute la partie supérieure de la chaussure. Elle recouvre le dessus, les côtés et l’arrière du pied. Elle comprend notamment :
Le contrefort (renfort arrière au niveau du talon)
Les quartiers (côtés de la chaussure)
L’empeigne (partie supérieure couvrant le cou-de-pied)
Le système de fermeture (lacets, velcro, boucles)
Dans une chaussure classique, la tige a principalement une fonction esthétique et protectrice. En revanche, dans une chaussure orthopédique, elle devient un véritable élément thérapeutique.
Pourquoi la tige est-elle essentielle en chaussure orthopédique ?
1. Assurer le maintien et la stabilité du pied
La tige joue un rôle fondamental dans le maintien du pied. Elle évite les mouvements excessifs (pronation ou supination) et contribue à stabiliser la cheville.
Dans certaines pathologies comme :
le pied plat,
le pied valgus,
les instabilités chroniques de cheville,
une tige renforcée permet de limiter les déséquilibres et de sécuriser la marche.
2. Favoriser une correction posturale efficace
Une semelle orthopédique seule ne suffit pas toujours. Pour que la correction fonctionne correctement, le pied doit être bien positionné dans la chaussure.
Une tige adaptée :
maintient le talon dans l’axe,
évite le glissement du pied,
optimise l’action des semelles correctrices.
C’est particulièrement important pour les personnes souffrant de troubles musculo-squelettiques, de scoliose ou de déséquilibres posturaux.
3. Protéger les pieds sensibles ou pathologiques
Chez les patients atteints de :
diabète,
hallux valgus,
orteils en griffe,
rhumatismes,
la tige doit être conçue dans des matériaux souples, respirants et sans coutures agressives.
Elle permet :
de limiter les frottements,
de prévenir les plaies et ampoules,
de réduire les points de pression.
Dans ce contexte, la qualité de la tige est un facteur déterminant pour éviter les complications cutanées.
4. Adapter la chaussure aux déformations du pied
Certaines déformations nécessitent une tige sur-mesure ou thermoformable. Contrairement à une chaussure standard, la chaussure orthopédique peut être conçue avec :
un volume supplémentaire,
des zones extensibles,
un renfort ciblé.
La tige devient alors un outil d’adaptation morphologique, garantissant confort et fonctionnalité au quotidien.
Les matériaux utilisés pour la tige orthopédique
Le choix des matériaux influence directement la performance thérapeutique :
Cuir souple : durable, respirant, adaptable
Textiles techniques : légers, aérés, adaptés aux pieds sensibles
Matières extensibles : idéales en cas de déformations
Renforts internes rigides : pour un maintien accru
Une bonne tige doit combiner souplesse et structure, afin d’assurer confort et stabilité.
Tige basse, montante ou renforcée : que choisir ?
Le choix dépend de la pathologie et du niveau de maintien requis :
Tige basse : adaptée aux corrections légères
Tige mi-montante : bon compromis entre mobilité et maintien
Tige montante : recommandée en cas d’instabilité de cheville
Un professionnel de santé (podologue, orthopédiste) pourra orienter vers la solution la plus adaptée.
L’importance d’un bon ajustement
Même la meilleure tige perd son efficacité si la chaussure est mal ajustée. Il est essentiel de vérifier :
L’absence de compression excessive
Un bon maintien du talon
Un espace suffisant à l’avant-pied
Une fermeture permettant un ajustement précis
Un essayage en fin de journée (lorsque le pied est légèrement gonflé) est souvent recommandé.
La tige, pilier de l’efficacité orthopédique
Trop souvent négligée, la tige est pourtant un élément clé de la chaussure orthopédique. Elle garantit le maintien, améliore la correction posturale, protège les pieds fragiles et optimise le confort au quotidien.
Choisir une chaussure orthopédique ne se résume donc pas à la semelle : la qualité de la tige conditionne en grande partie son efficacité thérapeutique.
Pour toute problématique spécifique, un accompagnement par un professionnel reste indispensable afin de bénéficier d’une solution réellement adaptée à votre morphologie et à votre pathologie.

